![]() |
![]() |
| Musée ARCHEA 56 rue de Paris 95380 Louvres | |
Le musée vous invite à découvrir le plaisir et les goûts de la cuisine médiévale : plaisir de se mettre à table, de savourer des mets, de partager un repas, nécessité de se nourrir, volonté de participer à une vie sociale et culturelle… Grâce aux objets archéologique de la vallée de l’Ysieux aux reconstitutions de scènes de cuisine et de repas ou autres éléments interactifs, le visiteur sera invité à percevoir les odeurs et ce que l’on mange au Moyen Age, comment et pourquoi. |
|
![]() |
![]() |
En attendant la visite guidée |
|
![]() |
|
| La visite commence | |
![]() |
Proche géographiquement et économiquement de la capitale, le Pays de France est un territoire rural où se côtoient en grande majorité des paysans et des seigneurs locaux. Du 11ème au 15ème siècle, cinq siècles séparent les pratiques de ces hommes. Les données historiques et archéologiques, bien qu’inégales, permettent de distinguer des évolutions sensibles. Selon un proverbe, « Le pain et le vin sont le commencement d’un festin ». La cuisine est au cœur des préoccupations de l’homme médiéval : souci de se nourrir quotidiennement chez le paysan, ou volonté d’accommoder des plats avec des saveurs subtiles, de festoyer ensemble en milieu plus aisé. La cuisine médiévale n’est ni uniforme ni insipide. Elle cherche à allier saveurs, couleurs et odeurs. Plusieurs sources renseignent sur la réalité de l’alimentation : les textes (livres de médécine et de cuisine), les images et enluminures qui se multiplies aux 14ème et 15ème siècles et bien sur les objets eux-mêmes, découverts lors de fouilles archéologiques. Elles aident à comprendre et à imaginer le bourdonnement des cuisines, le fumet des plats et les plaisirs de la table au Moyen Age. |
Les fouilles archéologiques mettent au jour des restes végétaux : graines , pépins, noyaux et coques de fruits, et d’animaux : ossements Ces informations croisées avec d’autres sources écrites permettent de saisir la variété de l’alimentation. Le pain et le vin, devenu symboles chrétiens, en sont la base. Mais leur composition, leur abondance et les autres mets varient selon les milieux sociaux. A côté des cultures anciennes et de fruits cueillis, les populations du haut Moyen Age consomment des denrées introduites à la période romaine (seigle, pêche, figue, griotte, nèfle). La cuisine médiévale est une affaire de goùts, notamment pour les privilégiés. Les érudits du Moyen Age construisent autour des saveurs un discours élaboré, plus ou moins inspiré de la médecine. Neuf saveurs sont distinguées au 13ème siècle : âcre (piquante), amère, salée, grasse, douce (insipide), aigre (acide), austère (coing pas mùr) et acerbe (agrume). Certaine sont moins appréciées car jugées grossières, d’autres, particulièrement recherchées comme l’aigre et le doux. |
![]() |
![]() |
La cuisine est le centre symbolique et matériel de la maison. Elle est à la fois un lieu de chauffage, d’éclairage et de préparation culinaire. En milieu paysan, cuisiner est l’affaire des femmes qui veillent aussi à l’approvisionnement, au stockage et à la préparation des denrées. En milieu favorisé, le cuisinier et ses aides rivalisent d’adresse pour confectionner des plats colorés et parfumés. La confrontation des images, des recettes et des données archéologiques donne vie à ce lieu où se décline une grande variété d’usages et de goûts. Du pot en terre posé sur un simple trépied métallique à la broche qui permet de rôtir une viande sur les chenets d’une grande cheminée, la gamme des ustensiles de cuisson est vaste. Les pratiques et les techniques sont également variées : les aliments peuvent être ébouillantés, cuits au bain-marie, bouillis, rôtis, grillés ou frits |
Au Moyen Age, les comportements alimentaires des chrétiens sont encadrés par l’Eglise. Celle-ci impose des interdictions alimentaires pour la préparation des grandes fêtes religieuses : le Carême (40 jours avant Pâques), les vendredis, voire les samedis, les veilles de célébrations, les quatre-temps au début de chaque saison et même les mercredis pour les plus dévots. Au total, cent à cent-vingt jours de carême par an, durant lesquels l’abstinence favorise le salut de l’âme. En sont dispensé les jeunes enfants, les malades, les femmes enceintes et les voyageurs. Le calendrier religieux rythme le repas chrétien, faisant se succéder des jours gras et des jours maigres où les plaisirs de la nourriture sont interdits. En temps de carême, le principal interdit porte dir la viande qui passe pour échauffer le sang. Le poisson, symbole chrétien fort, est alors un aliment clé dans la nourriture quotidienne des gens aisés, les plus modestes se contentant souvent de céréales et de légumineuses. |
![]() |
![]() |
Au Moyen Age, on mange selon sa condition. La quantité des aliments consommés sont de véritables marqueurs sociaux. Des principes de médecine et de diététique reflètent la conception médiévale d’un monde hiérarchisé et renforcent ce comportement. Le repas est chargé de significations. Dans l’aristocratie, où la nourriture est abondante, en plus d’un plaisir gourmand, il offre une occasion de convivialité. Il apparaît alors comme un rituel ou un lieu d’échange, permettant d’établir ou de conforter des liens sociaux. Au moment du reps, la table, simple planche de bois, est dressée sur des tréteaux et recouverte d’une nappe blanche. La fourchette n’existe pas encore : on mange avec les trois premiers doigts de la main droite. Hormis le couteau et la cuillère individuels, les ustensiles sont mis en commun : coupe de vin, écuelles, tailloir en métal pour couper les aliments solides. Des règles de courtoisie et de bonnes manières se fixent au cours du Moyen Age autour du service de la table. |
![]() |
![]() |
| Le groupe très attentif aux explications de notre guide | |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
De la coupe aux lèvres Comme le pain, le vin est une denrée quotidienne. On le consomme coupé d’eau pour se désaltérer et se nourrir. Malgré des différences géographiques et sociales, aux 13ème -14ème siècles, 1 à 3 litres sont consommés quotidiennement par personnes. Dès l’époque carolingienne. Le Pays de France, région viticole, fournit le « vin de France » aux foires dont certaines sont renommées comme le Lendit (Saint-Denis) Il est difficile de retrouver le goùt de cette boisson : piquant, doux, blanc , rouge , claret ou noir. Néanmoins, boire du vin est perçu comme un signe de sociabilité et de convivialité. Bien que considérée comme un péché, l’ivresse renforce les liens au cours des repas de taverne et de banquet. Le vin, conservé dans des tonneaux de bois, est consommé dans l’année. Dans les estaminets, il est servi en gobelets ou en pichets, souvent étalonnés en mesures de Paris (0,95 litre) ou de Saint-Denis (1.2 litre). Cette vaisselle à boire spécifique, en céramique et en grès, sert parfois d’enseigne à ces établissements. |
|
![]() |
Le pain nécessite peu d’ingrédients et des gestes simples. Tout au long du Moyen Age, les paysans produisent cette nourriture de base avec leur grains moulus, puis façonnes en boules aplaties, cuites sur la sole du foyer dans le four collectif ou chez le fournier, responsable du four à pain. Progressivement, le métier de boulanger émerge en ville puis dans les campagnes. Ces artisans spécialistes vendent des pains sans sel, blancs ou noirs selon la nature des grains, dont le poids varie de 250 grammes à 4 kilos. Les technologies et les gestes sont connus par les enluminures : les grains moulus et tamisés (blutés) sont pétris avec de l’eau tiède et du levain ddans un coffre. La pâte est ensuite laissée au repos puis débitee en boules (pâtons) mises à fermenter, marquées et cuites au four. La vente se fait sur les étals (ouvroirs) des boulangers. |
Grâce à l’archéobotanique, les espèces végétales cultivées ou cueillies au Moyen Age sont mieux connues. Les céréales, consommées sous forme de pains, bouillies, galettes, gâteaux ou bières, constituent la base de l’alimentation. |
![]() |
Les légumes du potager (chou, bette, panais…) et les fruits domestiques voire sauvages (prunelle, noisette, mûre) nourissent les paysans. La culture de fruits en vergers et la consommation en foires et rn marchés permettent aux plus aisés une consommation variée. |
|
![]() |
|
Une affaire de goût |
Veaux, vaches, cochons, couvées |
Le règne du poisson |
Le temps des repas |
Le rôti et le bouilli |
![]() |
Chez le paysan Au quotidien, le paysan se nourrit plus qu’il ne savoure. Il consomme des céréales, des légumineuses, des légumes et des herbes du jardin, selon les saisons. Quand il mange de la viande, il cuisine les bas morceaux bouillis et les salaisons, lard ou charcuterie (chair cuite). L’archéologie et les images montrent une vaiselle peu fournie, où la céramique et le bois occupent une grande place. Ecuelle, pichet cuillère et couteau constituent toute la vaisselle de table comme de cuisine. Les calendriers illustrent le mois de février par un paysan en train de se chauffer près du foyer où bout une marmite, poséesur un trépied. |
Chez le bourgeois |
![]() |
Chez le seigneur |
Chez les moines |
Quelle humeur |
![]() |
Du livre à la bouche |
| C'est avec des mots et des images plein la tête que nous rentrons en car sur Conflans |
![]() |
![]() |