Il est à noter qu'avant d'arriver au musée nous avons eu le temps d'entrevoir quelques lieux symboliques de ce coin de Paris : hôtel Sully, la pittoresque Place des Vosges et ses hôtels particuliers, la bibliothèque historique de Paris, sans oublier un coupe-gorge du Moyen-Age, avec ses maisons à encorbellement, où fut assassiné Louis d'Orléans.

     C'est au détour d'une venelle que notre petit groupe découvrit le vieil hôtel Donon réhabilité pour accueillir la collection de Monsieur Cognacq-Jay. Il faut passer une ancienne porte cochère pour mériter ce petit écrin qui cache ses magnifiques collections du XVIII siècle acquises au fil du temps par Ernest Cognacq.
     Comme beaucoup de riches bourgeois du XIX siècle Monsieur Cognacq-Jay s'enticha du XVIII siècle pour notre plus grand bonheur. A la Samaritaine tout d'abord puis dans une bâtisse attenante il entrouvrit ses collections au public avant que de les léguer à la ville de Paris.
      Au fil d'escaliers plus ou moins dérobés et de petites pièces intimes, nous avons pu admirer toute une collection de tableaux des maîtres les plus illustres : Fragonnard, Boucher, Greuze, Watteau dit de Lille, Chardin, .... et même quelques maîtres de l'école hollandaise du XVII siècle : Rembrandt, Van Ruysdael, une étude de Rubens, des dessins, sanguines, et de nombreux pastels viennent compléter l'éclectisme des oeuvres présentées. (*)
     Dans chacun des salons, couloirs, antichambres, nous savons pu observer le précieux des marqueteries, l'élégance des petits meubles, tables, bonheurs du jour, commodes, guéridons, ....  certains de factures d'ébénistes et menuisiers renommés comme Jacob, Oeben, ... Le clou de tout ce mobilier fut un lit à baldaquin véritable chef d'oeuvre dans sa conception et l'harmonie de ses couleurs.
     Aux meubles raffinés viennent s'ajouter nombre de sculptures (Houdon, Defernex, ...), toute une série de délicates porcelaines (Meissen, Sèvres, ..... et chinoise évidemment) et une foultitude de miniatures et autres émaux, boites à bijoux, boites à mouches, .... qui nous ont donné à voir la finesse du travail des artistes.
     Quel beau retour dans le XVIII siècle où tout était conçu pour le bonheur des yeux, évidemment pour les familles fortunées mais qu'importe !! Les artisans pouvaient se faire artistes et quel plaisir pour nous autres du XXI siècle.
   
L'huile sur bois de Watteau reprend l'histoire biblique de l'ânesse de Balaam
L'huile sur toile de Fragonnard, des fables comme « Perrette et le pot au lait »
L'huile sur bois de Boucher, des histoires de badinage sous l'oeil d'un chat concupiscent
 
Après la visite nous avons marcher et dejeuner dans le marais. Ensuite notre promenade nous conduit à le tour Jean sans peur et retour par la station sentier
    Thérèse
 
 
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