| Le château de Pierrefonds | ||
Une armée de hallebardes nous est tombée dessus jusqu'à Pierrefonds ce jeudi de l'an 2012. Mais divine surprise, l'ennemi se dispersa au pied des contreforts du château, nous laissant admirer à loisir la restauration qu'en fit Viollet-le-Duc, architecte célèbre pour sa vision des reconstitutions de nos ruines et vestiges. |
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Pour pouvoir profiter au mieux de la visite, deux groupes furent constitués : « la liberté » pour les uns et « ....... » pour les autres. Nous avons partagé la fraternité au restaurant et l'égalité dans le froid et la pluie.
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En effet la pluie et le froid furent nos compagnons de misère. Si la pluie se fit clémente, le froid se fit mordant. Ce fut frigorifiés que nous suivîmes les explications très instructives de notre guide, il faut bien le dire, aussi froide que l'air ambiant. Cependant, l'histoire du château étant passionnante, nous fûmes passionnés. Histoire parfois tragique que le temps gris exacerbait, prêtant à une fantasmagorie de tourelles et remparts, noirs sous le ciel lourd de nuages, le soin de faire travailler nos imaginations. |
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Trois étapes jalonnent l'existence de ce château vieux de 600 ans dont la restauration sera terminée en 1867 pour l'exposition universelle. |
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Cela expliqué, nous franchîmes le pont-levis où nous fûmes assaillis par les courants d'air et c'est peu dire, ni les mâchicoulis (*), ni les meurtrières, ni l'assommoir ne les arrêtèrent. Nous arrivâmes dans la cour intérieure où enfin un rayon de soleil vint réchauffer nos frisettes frissonnantes. Le temps d'admirer le logis de style renaissance et la chapelle de style gothique pur XIX ème siècle nous pûmes visiter l'intérieur chauffé. La visite fût des plus intéressante de par les interventions de Viollet-le-Duc qui, quelles que soient les appréciations sur ses restaurations (nous avions vu celles de Carcassonne en mai 2012) nous permettent aujourd'hui de mettre en image cette époque souvent imaginée comme obscure et surtout, de reconsidérer notre approche sur la conservation de notre patrimoine, qui jusqu'au XIX ème siècle comptait si peu !!!! (*) mâchicoulis : de mâchi = brisé et coulis = cou |
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Nota : Notre guide s'appesantit sur la salle des gardes où les vestiges des statues du XIV ème siècle ont été dupliquées en les restituant dans leur entièreté. Cela fit que le temps manqua pour la visite des souterrains. Cependant nous grappillâmes en douce trois minutes pour nous faire une frayeur parmi les gisants lugubrement éclairés dans une scénographie de catacombes. |
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| Quelques explications | ||
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Les murs sont épais de 6 à 8 mètres, Les douves sont des fossés emplis d'eau, Au XV ème siècle les escaliers étaient extérieurs (partie Renaissance du château), |
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| A l'entrée du château nous remarquons deux portes, une pour les piétons et une pour les cavaliers |
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Preuses : Dans l'ancienne salle de justice destinée aux fêtes du second empire une cheminée à double foyer est décorée des statuts de l'impératrice Eugénie et de ses dames de compagnie figurées sous les traits des preuses, thème qui s'inspire à la fois de l'ancien testament de l'antiquité et du Moyen-Age qui, à l'époque médiévale, exaltaient l'idéal chevaleresque. |
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Et comme dit le poète « c'était un temps de froidure et de pluie », mais quelle visite !!!!! |
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Le temps de descendre rapidement des hauteurs du château, dont le petit train nous avait dispensé à l'aller pour la montée, nous arrivâmes au restaurant du Commerce pressés de nous y abriter car la pluie nous avait de nouveau fait l'honneur de ses grosses gouttelettes. Nous pûmes chacun déguster à loisir des ficelles picardes ou autres joues de boeuf, copieusement arrosées, et pas d'eau pour le coup. |
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Le repas terminé c'est un franc soleil qui nous attendait pour continuer vers Compiègne. Au loin les flèches de la cathédrale de Senlis se prêtèrent à nos photos. Puis nous traversâmes une forêt dense et noire où des bosquets touffus attirèrent la convoitise de certaines qui voulaient s'y arrêter.... pourquoi faire ?? |
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Le château de Compiègne |
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| L'origine du château de Compiègne est indissociable de celle de la monarchie. Ce château occupa une place essentielle dès l'ancien régime et la conserva aux temps de Napoléon I et de Napoléon III. |
Ce sont justement ces deux périodes qui ont fait l'objet de notre visite |
1er Empire : devenu empereur Napoléon I (*) décide la restauration pour son usage personnel du château et du parc. Il y imprime une forte empreinte. Les réaménagements suscitent la création d'ensembles décoratifs très exceptionnels. Une partie de l'appartement de l'empereur et l'ensemble de celui de l'impératrice et du futur duc de Reichstad reçoivent un décor peint somptueux et coloré, et de meubles commandés aux ateliers prestigieux de Jacob-Desmalter et Marcion. De splendides soieries sont réalisées par des artisans lyonnais. Nous avons été éblouis justement par le travail de tous ces artistes. |
(*) Par souci d'une continuité historique, Napoléon I choisit comme symboles impériaux des éléments empruntés à l'histoire de France : l'abeille, élément représenté dans des tombes mérovingiennes, l'aigle était celui de l'époque romaine, et d'un autre symbole (??) directement lié à Charlemagne. |
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Second empire |
Quelques anecdotes glanées auprès de notre guide |
| A propos des « cent gardes », ces derniers devaient mesurer au moins 1m70 pour une question de prestance. |
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Les belles aristocrates, qui n'avaient comme préoccupation que leurs toilettes, avaient trois tenues journalières. Une pour le matin, une pour l'après-midi et une autre pour le bal de la soirée. Pour plus de commodité ces tenues étaient en deux parties, on se changeait ainsi plus vite. Quel souci !!!!!! |
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La dentelle fut mise à la mode par Eugénie, de quoi soutenir les dentellières, et l'on portait sur les robes des décors éphémères en fleurs, de quoi soutenir les fleuristes. Idées à creuser. Napoléon III ne fut pas en reste en matière de mode, il mit à l'honneur le kilt pour les petits garçons. Pour continuer dans le luxe, nous avons pu admirer sur un portrait d'Eugénie une broche en émeraude, taillée en trèfle et cernée de diamants taillée en gouttes de rosée. Cadeau de l'empereur à l'impératrice, sans doute pour se faire pardonner ses divagations amoureuses avec la Castiglionne entre autre. |
Parmi toute la collection de meubles d'époque exposés dans le musée, nous avons été interpellés par des meubles en marqueterie de pierres à la mode italienne et en poirier noirci pour imiter l'ébène. Un autre étonnement fut de découvrir de la vaisselle en aluminium. En effet ce minerai a été découvert sous Napoléon III et on ne savait pas à l'époque s'il serait précieux ou pas. |
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| Une composition statuaire est exposée. Il s'agit d'un allégorie symbolisant l'amitié franco-italienne, offerte par les Italiens à Napoléon III, pour le remercier de sa contribution à l'instauration de l'unité italienne. | ||
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Ce fut encore une journée riche d'enseignements, de quoi parfaire nos connaissances historiques et architecturales quelque peu succinctes ou oubliées, de ce coin du Vexin. |
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| Merci à Pierrette pour son organisation toujours menée tambour battant, histoire oblige. | ||
| Thérèse | ||