Quelle belle journée que cet après-midi du 18 avril 2013, après cet hiver si long !! Quelle joie que de découvrir Notre-Dame rayonnante de sa blancheur reconquise, certes, ses nouvelles cloches ne nous ont pas fait le plaisir de carillonner pour notre arrivée dans la capitale, mais les verts tendres des bourgeons, les roses éclatants des boutons floraux, nous attendaient triomphants devant la cathédrale enrichie d'un coup par cette poésie printanière.

                        Après un petit tour dans les vieilles ruelles du Lutèce d'autrefois, nous parvînmes au théâtre de La Huchette, lieu de notre destination « d'aujourd'hui ». C'est un théâtre minuscule comme Paris sait tant en cacher. Notre troupe conflanaise, à elle seule d'ailleurs, fit pratiquement salle comble et eut grand plaisir du spectacle offert :
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                        Ce fut un petit tour dans le XIX ème siècle de nos grands auteurs : Hugo, Dumas, Musset, Sand, Maupassant, Zola, Labiche, et comme dirait Hugo « j'en passe et des meilleurs ». Ce petit tour en fiacre imaginaire a été savamment orchestré par les deux comédiennes animatrices du spectacle Caroline Darnay et Nathalie Newman. Pour permettre une trame pertinente entre les différents textes présentés, elles se sont livrées à des recherches tant littéraires qu'historiques ponctuées de petites anecdotes toujours amusantes, pour certaines concomitantes aux répétitions de l'époque et à la vie sociétale du XIX ème siècle, qui du romantisme au naturalisme se sont échappés du classicisme. Cette petite balade nous a permis de visiter d'anciens théâtres maintenant disparus et autres rues d'autrefois.

                        Nous avons appris au fil des textes que c'est en 1884 que le divorce fut inscrit dans la loi, pour le plus grand bonheur des couples mal mariés, aux motifs savamment recherchés : de coups portés (avec des bleus si possible), ou de condamnation au bagne, ou plus classique, d'adultère, au choix !!!! Ce faisant, cela changea les intrigues des comédies ou plutôt des tragédies, puisque jusque là, les personnages encombrants étaient envoyés ad-patres.

                        Sinon le « lion superbe et généreux de Victor Hugo » s'étrangla dans la bouche de Mademoiselle Mars. La lettre à double entrée de Georges Sand à Alfred de Musset ne manqua pas de nous faire sourire. Quant à la vérole qui depuis François 1er sévit en France (en fait Marignan 1515 c'est plutôt vérole 1515), elle a décimé « à tour de bras » la plupart de nos écrivains, peintres, et autres .... nous privant sûrement de quelques autres chefs-d'oeuvres . Par quoi si François 1er nous a ramené le génial Léonard, il nous a ramené d'Italie un bien cruel souvenir.

                        Voilà, ce fut un après-midi réussi. Le spectacle instructif et plein d'humour nous a mis en gaieté. Merci à Pierrette  pour ce bon moment.

                                                                                                                                 Thérèse