D’origine suisse, Charles Edouard Jeanneret (1887- 1965), dit Le Corbusier,s’installe à Paris en 1917 et rompt avec l’académisme architectural. Il exprime ses idées novatrices en matière d’urbanisme et d’architecture dans la revue l’Esprit Nouveau qu’il fonde en 1920.
 
Construite de 1928 à 1931, la villa, maison de week end de la famille Savoye, est baptisée « les Heures Claires ». Cette « boîte  en l’air » est l’aboutissement des recherches formelles de l’architecte et de la mise en œuvre des cinq points de l’architecture nouvelle.
 
   
Façade arrière de la villa
Passage couvert pour voitures et piétons
Les cinq points d’une architecture moderne sont formulés par Le Corbusier en 1927 pour théoriser les principes fondamentaux du Mouvement moderne.Les pilotis, les toits-jardins, le plan libre, la façade libre et la fenêtre en longueur.
Située sur un terrain de sept hectares, cette construction, baptisée « les Heures claires » par ses propriétaires, achevait la période dite des villas blanches de l'architecte.
Cette Villa de week-end construite pour la famille Savoye (Pierre, administrateur d’une compagnie d’assurances et son épouse Eugénie) affirme “à l’extérieur une volonté architecturale” satisfaisant “à l’intérieur à tous les besoins fonctionnels”
Le Corbusier décrit les Savoye comme des clients “dépourvus totalement d’idées préconçues : ni modernes, ni anciens”.
Les Savoye habitent leur villa de 1931 à 1940.
Pendant la guerre, elle est occupée par les allemands, puis les alliés et est gravement endommagée. En 1958, Poissy acquiert la propriété qui est alors amputée de six hectares pour la construction du lycée.
La Ville cède l’édifice à l’État en 1962 qui le classe au titre des Monuments Historiques dès 1965. Le ministre de la Culture André Malraux, en prenant des mesures conservatoires, permet dès 1963, la restauration générale de la villa.  En 1997, de nouveaux travaux permettent la réfection des peintures intérieures, de l’électricité, du parterre sud et du pavillon du gardien.
Coté du garage pouvant contenir 3 voitures
Entrée de la villa, toujours a l’abri
 
Plan de la villa
Quelques explications de notre guide sur la villa
La double porte du hall d'entrée
Rez-de-chaussée
 1) Le hall d’entrée
1) Le hall d’entrée
Le hall d’entrée, orienté au nord, a une luminosité égale qui tranche avec celle qui vient des parties hautes de la rampe ou de l’escalier. Le Corbusier réinterprète le guéridon d’entrée avec une tablette prise dans un poteau de la structure et un lavabo qui lui est associé.
2) L’escalier tournant, enveloppé de son garde-corps plein, descend du solarium à la cave.
4) La buanderie-lingerie, par son orientation et sa luminosité, est aussi un véritable jardin d’hiver.

5) Le garage avec un accès par le hall peut contenir trois voitures et servir de débarras sous la rampe.

6) La rampe au linoléum gris (huile de lin et gomme coulé le plancher) conduit en douceur au premier étage.
1er étage
8) Le séjour dispose d'une large baie vitrée qui s'ouvre sur la terrasse. La nuit, il est éclairé en son centre par une longue suspension en acier nickelé sur toute sa longueur.
8) La cheminée et les rangements muraux
8) La grande baie vitrée donnant sur la terrasse.
7) La cuisine est accessible via un office équipé de placards et d'un passe plat. Les nombreux rangements et plans de travail carrelés témoignent de l'importance de cette pièce.
7) Les plans de travail
9) Le couloir accuse la perspective vers la chambre du fils des Savoye par le bleu outremer très dense d'un mur des murs et l'éclairage zénithal.
10) La chambre d'amis possède un parquet, comme toutes les chambres, à la deamnde de madame Savoye. Un placard protège l'intimité du cabinet de toilette éclairé par une fenêtre zénithale.
11) La petite salle de bain est accéssible aux amis et au fils grâce à ses deux portes. La cloison qui sépare la chambre de la salle de bain épouse la forme de la baignoire
12) La chambre du fils dispose de deux espaces, de sommeil et de travail, séparés par un placard.
13) La chambre des Savoye. Un placard ménage une entrée et sépare la pièce de la salle de bain. Sur le mur gris de gauche, l'emplacement de lit est suggéré par l'alcôve formée par desux pilotis.
14) La salle de bain est théâtralement mise en scène par le lit de repos, le rideau de toile et un puits de lumière
15) Le boudoir s'ouvre sur le jardin suspendu.
16) Le jardin suspendu distribue la lumière au cœur même de la maison. Les murs cadrent la vue sur le paysage, prolongeant les baies qui courent sur tout le pourtour de la maison.
2 ème étage
17) Le solarium est dessiné par un mur coupe vent dont les courbes répondent à celles du rez de chaussée. Dans l'axe de la rampe, la vue sur la vallée de la Seine est mise en scène par une ouverture dans le mur qui focalise l'attention.
Dernier coup d'œil vers le bas et départ pour le musée CAAPY. Arrivée du second groupe.
La maison du gardien-jardinier est le seul exemplaire construit de la maison minimum unifamiliale
 
Les grandes dates de Poissy
70 ans d’histoire, 7 décennies d’une épopée riche, porteuse des plus belles pages de l’histoire de l’automobile française. 7 décennies qui ont vu des hommes courageux au savoir faire incontesté : concevoir et fabriquer les automobiles qui ont perpétué la légende pisciacaise sur les routes de France et du monde.
1938 Naissance de l'usine de Poissy 1954 Simca rachète Ford France 1963 Simca devient une Chrysler
1970 Création de Chrysler France 1979 Renaissance de Talbot 1999 Poissy devient Peugeot Citroên
1978 Reprise de Chrysler Europe par le Groupe Peugeot SA       site de Poissy
2008 Poissy fête ses 70 ans et ses 30 ans de PSA
 
 
Ford s’installe à Bordeaux dès 1914, puis à Asnières en 1925. L’association avec Mathis qui donne naissance en 1934 à Matford est dénoncée.
Ford SAF décide la construction d’une nouvelle usine, c’est un terrain situé à Poissy qui est retenu. Les travaux commencent en 1938.
Avant d’être terminée cette usine va fabriquer des moteurs d’avion et de camion.
Plusieurs fois bombardée, sérieusement touchée en 1944, après reconstruction
la production va reprendre en 1946 avec la première voiture particulière de Poissy : la Ford 472A.
En 1954, Ford décide de se dégager de ses activités françaises, Simca, société créée en 1934, par le mythique Henri Théodore Pigozzi se porte acquéreur de l’usine de Poissy et s’engage à poursuivre les fabrications du site. De grands travaux sont engagés en 1955 pour aboutir à une usine ultramoderne inaugurée fin 1958.
 
En 1958 signature du premier accord Simca Chrysler qui permet la vente de Simca aux Etats-Unis.
La part de Chrysler dans le capital Simca augmente régulièrement pour devenir majoritaire en1963. Sans changer de nom, l’usine de Poissy devient américaine. Naissance de Chrysler France en 1970.
 
La marque Talbot acquise par Simca en 1958 est relancée en juillet 1979. Cette marque rencontre des problèmes de pénétration et en octobre 1985 le nouveau modèle Talbot prévu pour Poissy s’appellera : Peugeot 309.
 
Devenu PSA Peugeot Citroën site de Poissy depuis 1999, cette usine est dédiée aux véhicules du segment B (208, DS3 et C3), et constitue un élément majeur du dispositif industriel PSA Peugeot Citroën.
 
Voitures exposées au musée